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Portada

Numéro 4

Juin 2016

Londres

Kiren Jogi

« Londres est le laboratoire du monde »

Wadi Mujib, la gorge de la Jordanie

Aventure

Rome, éternellement jeune

Weekenders

Les rêves mécaniques des Machines de l’île

Vacances

Sumario

Magazine

Résumé

Résumé

Numéro 4

Londres

Capitale européenne du cinéma

Théâtre d’intrigues, de guerres ou d’idylles sur grand écran, Londres est encore plus captivante en vrai. C’est parti pour une promenade cinématographique à travers les rues de la capitale anglaise.

Kiren Jogi

« Londres est le laboratoire du monde »

Kiren Jogi est née à Birmingham, mais elle est partie vivre à Bombay, en Inde, pour conquérir Bollywood. Aujourd’hui, elle est de retour dans son pays natal. Avec sa maison de production Indian London Film Company, elle souhaite (ré)unir les deux mondes. Nous la rencontrons à Londres.

Aventure

Wadi Mujib, la gorge de la Jordanie

Située à 400 m au-dessous du niveau de la mer, Mujib est la réserve naturelle à plus basse altitude du monde. Cependant, au fond de sa gorge, il est possible de vivre des aventures qui atteignent des sommets.

Weekenders

Rome, éternellement jeune

Conjuguant passé, présent et avenir, Rome possède le pouvoir de se réinventer sans cesse, même aux yeux de ceux qui l’ont déjà visitée plusieurs fois.

Toi et moi

L’îlesans paparazzis

En 1958, Lord Glenconner acheta Moustique pour 45 000 livres. Cette somme, ou plus, est celle qu’il vous faudrait aujourd’hui avancer pour passer une semaine sur cette île privée.

Vacances

Les rêves mécaniques des Machines de l’île

Que se passerait-il si l’imagination de Jules Verne rencontrait le génie de Léonard de Vinci… Pour le savoir, embarquement immédiat pour Nantes sur Les Machines de l’île !

Culture

Fogo, une île arty au bout du monde

Dans les années 1990, Fogo vivait de la pêche. Malmenée par la crise, cette petite île canadienne joue désormais la carte arty pour attirer un nouveau public.

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Dormir dans les nuages

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Staff

Le contenu de cette publication numérique (www.passenger6a.com) a été fourni par CENTRO DE INFORMACIÓN TURÍSTICA FEED BACK S.L., domicilié à C/ Santiago Bernabeu, 10, 3º - B, Madrid 28036, CIF B-82065137 (ci-après, “TRAVELVIEW”).\n

Le contenu de cette publication numérique (www.passenger6a.com) a été fourni par CENTRO DE INFORMACIÓN TURÍSTICA FEED BACK S.L., domicilié à C/ Santiago Bernabeu, 10, 3º - B, Madrid 28036, CIF B-82065137 (ci-après, “TRAVELVIEW”). TRAVELVIEW est titulaire de tout le Contenu de la publication numérique, en particulier, les images, les vidéos, les articles et les contenus éditoriaux d'Information touristique diverse. TRAVELVIEW a élaboré le Contenu de la publication numérique, en particulier, les images, les vidéos, les articles et les contenus éditoriaux d'Information touristique diverse, à titre purement informatif, les utilisateurs étant responsables de s'informer et de respecter les conditions nécessaires pour réaliser tout voyage (en ce qui concerne le passeport, le visa, les vaccins, etc.). TUI Spain S.L.U, société domiciliée Calle Mesena, 22, 2º Derecha, 28033 – Madrid (Espagne), est le cessionnaire exclusif de ce Contenu. Par conséquent, il est permis uniquement de visualiser et de télécharger à usage personnel et non commercial le Contenu de la publication numérique. En aucun cas, les Utilisateurs ne pourront transférer ce Contenu à des tiers ou à des entités. De même, il est formellement interdit de copier, distribuer, modifier, reproduire, transmettre, publier, céder ou vendre le Contenu hébergé sur la publication numérique, ainsi que de créer de nouveaux produits ou des services issus du Contenu de la publication numérique.

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Carlos Luján

éditor graphique

Beatriz Iznaola

Bourrelet auxiliare

Laura García

Bourrelet auxiliare

Reportaje - Londres

Magazine

Destination

Londres

Capitale européenne du cinéma

Texte:

Lucía Martín

Photos:

Carlos Luján

Video:

Kreativa Visual

Théâtre d’intrigues, de guerres ou d’idylles sur grand écran, Londres est encore plus captivante en vrai. C’est parti pour une promenade cinématographique à travers les rues de la capitale anglaise.\n

P

Premier plan. Une jeune femme travaille sur son ordinateur portable tout en mangeant un banana bread au Wild Food Café. Au même moment, un hipster promène son chien. L’animal flaire l’odeur du cake et se lance sur la fille, forçant la rencontre entre les deux jeunes gens. On dirait la scène d’ouverture d’une comédie romantique, mais cela vient de se produire en vrai à Neal’s Yard. Cette petite cour colorée, nichée entre les bâtiments de Covent Garden, pourrait être un décor de cinéma, et le couple, les héros d’une énième version de Love Actually. Mais, cette fois-ci, le remake se déroulerait au printemps avec des cafés new age en toile de fond. Je repars sans savoir s’il y aura un happy end, même si je pressens que oui. Avant de m’en aller, j’écris « to be continued… » sur le tableau à lettres aimantées accroché à la porte du café.\n

Toute cette « Babylone moderne », dont parlait Benjamin Disraeli, qui fut deux fois premier ministre, tient dans un wagon.

Tous les recoins de Londres peuvent être le point de départ d’une histoire digne d’être projetée sur grand écran. À tout moment, on s’attend à voir surgir Ridley Scott s’écriant : « Coupez ! » Le journaliste et romancier Walter Besant et le poète Samuel Johnson l’avaient déjà compris. Le premier découvrait « quelque chose de nouveau chaque jour », même s’il arpentait les rues londoniennes depuis plus de trente ans. Quant au second, il affirmait qu’après avoir contemplé Londres, il avait vu tout ce qu’il est possible de voir dans une vie. Certes, vous ne verrez peut-être pas tout, mais en montant à bord du « Tube », le célèbre métro londonien, vous en apprendrez déjà beaucoup sur la ville. Toute cette « Babylone moderne », dont parlait Benjamin Disraeli, qui fut deux fois premier ministre, tient dans un wagon.\n

Wild Food Café

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Les étals de street food du Camden Lock Market le prouvent avec des arguments très appétissants. En trente minutes à peine, toutes les cultures paradent au cours d’un festival de saveurs, où défilent un curry éthiopien, des sushis au saumon, une paella, des smoothies aux fruits tropicaux ou de délicieuses pâtes fraîches. Alessandro, un Italien polyglotte qui travaille au Global Kitchen, s’amuse à deviner la nationalité de ce qui passe devant lui tout en découpant des raviolis. Et il gagne presque à chaque fois ! Il me conseille de me rendre à Stables Market, un ancien hôpital pour chevaux reconverti en marché alternatif. Un tunnel donne accès à plus de 700 stands, où l’on peut dénicher des sacs rétro en cuir ou des sous-vêtements décorés du drapeau britannique.\n

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Coup de chaud à Primrose Hill

À Londres, il pleut beaucoup, mais pas tout le temps. En moyenne, la ville offre 1460 heures d’ensoleillement par an. Et dès que le soleil pointe le bout de son nez, tout le monde se précipite dehors. Aux beaux jours, l’un des spots préférés des Londoniens, c’est Primrose Hill, une colline de 65 mètres d’altitude au nord de Regent’s Park. De là, on bénéficie d’un superbe panorama sur tout Central London. Les habitants adorent s’y retrouver et la pelouse est squattée par de groupes d’amis et de couples avec des paniers à pique-nique où ont été glissées quelques bouteilles de vin et des canettes de bière.

Petite astuce : pour savoir si la météo est au beau fixe à Londres, rendez-vous sur Instagram avec le hashtag #primrosehill. C’est le meilleur baromètre pour connaître la température !\n

Les marchés rythment le calendrier londonien tout comme les sonneries de Big Ben. Le samedi, le marché de Portobello Road investit Notting Hill, et le dimanche, c’est au tour d’Old Spitalfields et de Brick Lane de prendre la relève. On y trouve des articles toujours très tendance, même s’ils sont de seconde, voire de troisième main. À Covent Garden, l’Apple Market change d’aspect presque quotidiennement et, selon les jours de la semaine, il propose des fleurs, des objets artisanaux et des antiquités, comme les boussoles que vend Valif les lundis. Ce marché couvert est situé dans le Market Building, cœur vibrant du quartier depuis plus de 180 ans, et qu’il partage avec la Royal Opera House. Cependant, pour profiter du spectacle, nul besoin d’acheter une entrée : acrobates, magiciens et musiciens de rue foulent le sol pavé de cette scène de rêve où résonne le Wonderwall d’Oasis, la bande-son idéale des rues londoniennes.\n

Me voici sur le Millenium Bridge, le pont suspendu conçu par Norman Foster. Alors que je m’approche de la cathédrale Saint-Paul de Londres, il commence à pleuvoir… J’ai la chanson Wonderwall des frères Gallahgher qui me trotte encore dans la tête : « Maybe you are gonna be the one that saves me » (Peut-être que tu seras celle qui va me sauver…). Je pénètre alors dans l’église pour me protéger. Sa coupole est l’une des plus grandes au monde, après celle de Saint-Pierre de Rome. Sa construction s’est achevée à la fin de XVIIIe siècle, après la destruction de l’ancienne chapelle par le grand incendie de Londres en 1666. Le feu détruisit presque entièrement la ville, et quand il fallut la reconstruire, les Londoniens se demandèrent s’il fallait organiser les avenues de façon géométrique, à l’américaine, ou reproduire la chaotique structure médiévale d’origine. Ils choisirent la seconde option, comme me le raconte Chris, une étudiante en littérature reconvertie dans le marketing, avec une subtile ironie so british. Son bureau n’est pas loin du lieu où se déclara le feu, à Pudding Lane. Les maisonnettes basses en bois d’alors furent remplacées par des bâtiments de style victorien et par des gratte-ciel ultra modernes, à l’image de la tour Shard ou de la 30 St Mary Axe, plus connue sous le nom de “The Gherkin” (“le cornichon”).

Avec ses cafés et ses restaurants au charme naïf, Covent Garden est le cadre idéal pour une comédie romantique… À l’inverse, le paysage urbain de la City nous entraîne dans des histoires d’un tout autre style : des drames, comme Match Point de Woody Allen, ou des films d’action, à l’image de Thor : Le Monde des ténèbres. Les gratte-ciel de verre et d’acier abritent des établissements raffinés, des bars à cocktails dignes de l’agent 007, comme le sky bar du restaurant Sushisamba. James Bond a toujours vécu à Londres, et pas seulement parce que la ville est le siège du MI6. On a encore tous en tête l’impressionnante scène du film Skyfall avec l’explosion du siège des services secrets britanniques. C’est ici que le père de l’agent secret, Ian Fleming, écrivit son premier livre, Casino Royale. Il déménagea ensuite aux Carlyle Mansions (surnommées Writers’ Block), où vécurent également Henry James et T.S. Eliot. Situés dans le quartier de Chelsea, ces appartements luxueux sont parmi les plus élégants de la ville.\n

L’amour au coin de la rue

Portobello Road est devenue tendance grâce au film Coup de foudre à Notting Hill en 1999. Depuis cette date, des milliers de touristes cherchent l’amour au milieu des boutiques de souvenirs et des antiquaires de Portobello Road. Située dans la rue Blenheim Crescent, la librairie du film est un petit établissement dont la décoration est restée inchangée depuis 1981. Veronica sourit aux centaines de curieux qui viennent dans l’espoir de tomber sur Hugh Grant derrière le comptoir. Elle travaille ici depuis deux mois et a déjà plein d’anecdotes à raconter. Comme ce jour où un client lui a demandé le livre qu’achetait… Sofia Loren dans le film (alors que le poster du film avec Julia Roberts était accroché au mur).\n

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Changement d’ambiance à Whitechapel. Ici, la réalité a dépassé la fiction ! En effet, c’est dans ce quartier à la réputation tristement célèbre que Jack l’Éventreur commit la plupart de ses crimes. Le jeune Sherlock Holmes enquêta également sur plusieurs assassinats qui eurent lieu dans le coin. Aujourd’hui, l’atmosphère a bien changé. C’est là que la Whitechapel Gallery, l’une des meilleures galeries d’art contemporain de la ville, a choisi de s’installer. Whitechapel entre dans une nouvelle ère et tire un trait sur son passé malfamé et sulfureux.

Chaque quartier est comme une nouvelle scène. À Londres, on passe du suspense à la comédie rien qu’en traversant la rue. Des grandes bâtisses du Park Lane au petit pub dans la rue du Strand, le changement d’ambiance est total. Je retourne dans le centre. Un employé de la ville au physique de mannequin balaie l’une des rues qui partent de Piccadilly. La mise en scène est tellement soignée que le syndrome du Truman Show m’envahit à chaque pas, mais, contrairement à Jim Carrey, je n’essaie pas de m’échapper. Je repense alors à ce qu’avait dit Samuel Johnson : « Vous ne trouverez aucun homme et, surtout pas un homme intelligent, qui souhaite quitter Londres. ». J’ajouterais qu’aucune femme non plus… Clap de fin.\n

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London Eye

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Candem Lock

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Primrose Hill

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Entrevista - Kiren Jogi

Magazine

Interview

« Londres est le laboratoire du monde »

Mois de passegers

Kiren Jogi

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Nous nous sommes donné rendez-vous au Southbank Centre, l’un des centres culturels les plus actifs du pays. Aujourd’hui, c’est l’effervescence car ce soir a lieu la cérémonie des BAFTA (British Academy of Film and Television Arts). L’atmosphère rappelle celle du Festival de Cannes. D’ailleurs, Kiren Jogi y était en 2008 pour assister à la projection de Veiled Existence. Elle y interprétait une Indienne qui déménageait en Grande-Bretagne. Dans la vraie vie, elle a fait le chemin inverse en quittant l’Angleterre pour Bollywood Elle a débuté à Bollywood, la plus grande industrie cinématographique du monde, avec Ghajini, une adaptation hindi de Memento de Christopher Nolan. Ce film a été le succès incontestable du box-office indien de l’année 2008. Depuis, ses tournages l’ont conduite jusqu’à Istanbul, Bangkok, Singapour et Paris.\n

Depuis le toit-terrasse du Southbank Centre, nous apercevons Big Ben, la grande roue London Eye et le Parlement. Kiren nous raconte que, chaque après-midi, ce jardin sur le toit est envahi par la jet-set, qui vient siroter des mojitos sur la pelouse. Ce n’est pas l’afterwork typiquement londonien, plus connu pour ses pintes au pub que pour ses cocktails et ses rooftops… mais, ici, tout est possible ! Londres possède de multiples facettes, tout comme Kiren Jogi : elle est à la fois actrice, réalisatrice, productrice et scénariste. Actuellement, elle est plongée dans une série télévisée qui ressemble beaucoup à son parcours : c’est l’histoire d’une actrice anglaise d’origine indienne qui dirige une maison de production bollywoodienne en Angleterre. « C’est un peu autobiographique, sauf que moi, je ne suis pas aussi folle qu’elle », explique-t-elle en riant.

La fusion entre ces deux mondes a marqué la carrière de Kiren Jogi. Sa maison de production Indian London Film Company se nourrit aussi de ce mélange de cultures, comme l’annonce sa présentation audacieuse : « C’est l’union parfaite entre l’Orient et l’Occident, dans un mariage qu’aucun père ne pourrait refuser. » Pour Kiren Jogi, Londres serait la variante polygame de ce mariage. « Ici, l’Orient fusionne avec l’Occident, l’Amérique, l’Inde, l’Europe, la Chine… C’est le laboratoire du monde. » Pour découvrir ce Londres multiculturel, Kiren sait bien ce qu’il faut faire : « Voyagez. Consacrez une journée à découvrir la périphérie. Vous y retrouverez des petites villes et des communautés dont les habitants viennent des quatre coins de la planète. Vous découvrirez une ville du monde. »\n

Et quel est l’aspect qui la fascine le plus dans la capitale anglaise ? « Londres inspire toute personne créative. Il y a du monde partout et beaucoup d’énergie dans l’air : dans ses monuments, dans ses sites touristiques, dans son architecture, dans ses théâtres et jusque dans le plus petit café de quartier… » Et lorsque nous nous parlons, on aperçoit à l’arrière-plan une perspective qui lui donne raison : à gauche, le Londres classique et monumental, qui fascine les touristes de toutes les nationalités. À droite, le Londres sophistiqué, celui des galeries d’art et des gratte-ciel design. Nous la mettons dans l’embarras en lui demandant de choisir un plan qui capte l’essence de ce Londres effervescent et protéiforme. « Je pense que South Bank résume bien cette vision de la ville : l’ambiance cosmopolite et traditionnelle, la culture, la vitalité… Vous avez ici le National Theatre, le Parlement et les sites touristiques. Tout cela au même endroit ! »\n

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Woody Allen avait déjà choisi South Bank (la rive sud de la Tamise) pour Match Point. L’actrice Katrina Kaif s’est promenée pieds nus sur le Millenium Bridge dans Namastey London… Chaque année, Londres sert de décor à de nombreux longs-métrages. Au programme, des classiques comme Coup de foudre à Notting Hill ou Bridget Jones et, plus récemment, La Chute de Londres, un film d’action avec Gerard Butler et Morgan Freeman. Mais la capitale anglaise ne se contente pas de triompher à Hollywood, c’est également la destination préférée des réalisateurs de Bollywood en Europe. Selon Kiren, les raisons sont évidentes : « Quand vous tournez un film à Londres, l’amour est l’argument principal, en particulier pour ceux de Bollywood. La ville a cette saveur inédite et rafraîchissante, qui invite à tomber amoureux. »

Son histoire avec Londres est une idylle qui dure : elle y a vécu pendant les mois de représentation d’Anita and Me, joué au Theatre Royal Stratford East. « Participer à une telle aventure fut une expérience fantastique. Londres a toujours été comme un grand théâtre. Par exemple, dès que vous entrez dans le métro, tout tourne autour du théâtre. Les murs sont tapissés par des centaines d’affiches, des plus petits spectacles aux plus grandes productions. » C’est aussi le cas dans le West End, où nous nous sommes promenés après notre entretien. Le soleil tape, mais Kiren garde toujours le sourire : « Il fait moins chaud qu’à Bombay », affirme-t-elle, tout en avalant un café glacé.

Même si elle retourne souvent à Bombay, quand elle est à Londres, elle prend toujours le temps de faire un tour à Southall. Un quartier qu’elle surnomme « la petite Inde de Londres ». Quand nous lui demandons quel est le restaurant indien le plus authentique, elle nous confie en riant qu’elle n’en a trouvé aucun. Pourtant, on compte plus de 9 000 restaurants indiens en Grande-Bretagne, soit deux Indiens pour un restaurant chinois ! Néanmoins, elle nous donne quand même une piste : Broadway Street, à Southall. « En descendant cette rue, vous pouvez goûter aux jalebis, un dessert indien typique, et retrouver toutes les saveurs de Bombay, de Delhi et du Pendjab. » Pour une personne aussi créative que Kiren, la cuisine est également une source d’inspiration : « Tout ce qui croise mon chemin m’inspire, surtout à Londres. »\n

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Aventura

Magazine

Aventure

Wadi Mujib, la gorge de la Jordanie

Située à 400 m au-dessous du niveau de la mer, Mujib est la réserve naturelle à plus basse altitude du monde. Cependant, au fond de sa gorge, il est possible de vivre des aventures qui atteignent des sommets.\n

Imaginez un chemin à travers un canyon comme le Siq, inondé d’eau, et vous conduisant à Pétra. Telle est la gorge de Wadi Mujib, Mecque des aventuriers, des passionnés de canyoning… et des princes. « C’est l’un de mes sites favoris, j’encourage tout le monde à visiter ce lieu fantastique », déclare Hamzah Al Hussein. L’héritier du trône de Jordanie a en effet remonté à plusieurs reprises le canyon auquel l’UNESCO a décerné le titre de réserve de la biosphère en 2011.\n

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Photo: © RSCN or The Royal Society for the Conservation of Nature

L’Ibex trail passe par la route de la mer Morte avant de monter vers la réserve.

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Juste avant de se jeter dans la mer Morte, le fleuve Mujib traverse la gorge de Wadi Mujib, l’une des principales destinations – avec Pétra, Wadi Rum et la mer Morte – des voyageurs visitant la Jordanie. Aux temps bibliques, le fleuve s’appelait Arnon, terme d’origine hébraïque signifiant « bruyant », en référence au grondement de ses cascades. Les montagnes de Karak et Madaba atteignent 900 m d’altitude tandis que le tronçon le plus bas du Mujib est à 416 m au-dessous du niveau de la mer : un dénivelé de 1300 m au total.\n

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Oiseaux de passage

Comme le fleuve Mujib coule toute l’année, la zone est riche en biodiversité. Plus de 100 espèces d’oiseaux migrateurs font halte dans cet environnement fécond géré par la Royal Society for the Conservation of Nature (RSCN) qui favorise la biodiversité en Jordanie depuis 1987.\n

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Wadi Mujib est la Mecque des aventuriers et des passionnés de canyoning

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Comme le canyon est rempli d’eau pendant toute l’année, les voyageurs rejoignent des excursions organisées pour le traverser en suivant le cours du fleuve ou en le remontant. Le canyon est fort large mais l’eau n’y est pas tumultueuse. Toutefois, plus on monte, plus le défilé rétrécit ; des rochers entravent même le chemin. Il existe quatre parcours possibles dont trois – les Siq trail, Canyon trail et Malaqi trail – sont aquatiques et ne sont accessibles qu’entre avril et octobre. Le quatrième, l’Ibex trail, est terrestre et praticable toute l’année (sauf pendant le ramadan). La première route est la plus commune vu qu’elle est cataloguée comme facile ou à difficulté modérée. Elle se fait en plus de deux heures et accepte les débutants souhaitant combiner leur voyage à Pétra ou à la mer Morte avec juste ce qu’il faut d’adrénaline. Elle est organisée pour des groupes composés de 80 personnes maximum, alors que les autres excursions n’admettent que 25 aventuriers par jour.\n

Photo: © RSCN or The Royal Society for the Conservation of Nature

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Photo: © RSCN or The Royal Society for the Conservation of Nature

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Le Canyon trail passe également par la gorge de Mujib en aval. Il est un peu plus ardu (catalogué comme modéré-difficile). Une cascade d’environ 20 m vous barrera d’ailleurs la route à un moment, mais vous pourrez la franchir à l’aide de cordes et d’un personnel spécialisé. Le troisième parcours, le Malaqi trail, également considéré comme modéré-difficile, démarre dans les collines de roche tendre qui descendent jusqu’au fleuve Mujib. Le chemin se poursuit, cette fois en amont, à la confluence avec le Hidan. Une petite descente jusqu’à plusieurs bassins naturels précède le passage par la cascade.

La dernière excursion – la seule où il ne faut pas se mouiller – suit parallèlement la mer Morte et est idéale pour les randonneurs. Elle est modérément difficile, et tient son nom – Ibex– des chèvres sauvages habitant la zone et symbole du dieu de la lune pendant le règne de Saba. Comme ces animaux sont au bord de l’extinction, un programme de la Royal Society for the Conservation of Nature est chargé de les élever en captivité. La réserve dénombre actuellement 90 exemplaires de ces chèvres qui s’avèrent d’authentiques expertes en canyoning.\n

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Photo: © RSCN or The Royal Society for the Conservation of Nature

L’organisation demande de préserver le milieu en respectant la flore et la faune.

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Dormir « sous la mer »

Il est possible de trouver un hébergement dans la réserve de Mujib afin de se préparer aux diverses excursions. Plusieurs maisons avec des chambres doubles promettent la meilleure vue sur la côte de la mer Morte. Elles sont à quelques mètres du Centre des Visiteurs, point de départ des itinéraires de randonnée et canyoning.\n

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Weekenders

Magazine

Weekenders

Rome, éternellement jeune

Conjuguant passé, présent et avenir, Rome possède le pouvoir de se réinventer sans cesse, même aux yeux de ceux qui l’ont déjà visitée plusieurs fois.\n

Photo: Alliance / shutterstock.com

Rome fait partie des 20 villes les plus visitées au monde.

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Une ville féline

Rome et les chats ont toujours entretenu une relation spéciale. Les félins se cachent dans ses ruines et posent même comme modèles sur les cartes postales. La Torre Argentina est un lieu particulièrement fréquenté par la gent féline. Au coin de la Via Florida, elle est devenue le refuge de quelque 150 chats qui adorent être photographiés.\n

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ome l’éternelle n’est, à chaque fois, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre… Rome sait rajeunir, car elle construit son présent sur les vestiges de son Histoire. Parmi les visites à faire et à refaire, on peut arpenter la voie Appienne, parcourir les galeries de la catacombe de Saint-Calixte… Des incontournables ! Un jour, Nelson Mandela avait déclaré : « Il n’y a rien de mieux que de retourner dans un endroit qui est resté inchangé pour comprendre à quel point vous avez changé ». Et c’est ce qui se produit à Rome. Vous souhaitez en faire l’expérience ? Suivez donc les traces de Stendhal dans ses Promenades dans Rome (1829). Parcourez les sept collines, montez au Capitole, entrez dans ses musées… N’est-ce pas en Italie que Stendhal souffrit d’une sensation d’émerveillement tellement intense qu’il en eut le souffle coupé, d’où le nom de « syndrome de Stendhal » donné à cette affection ? « Une overdose de beauté » que l’on ressent déjà au mont Palatin, entre le forum romain et le Circus Maximus, à l’origine de la ville.

Pétrarque fut peut-être l’un des meilleurs « guides » littéraires de Rome. Il estimait qu’il fallait être bien sot pour admirer d’autres villes avant d’avoir vu Rome. Ce livre parcourt des lieux atemporels admirés par des écrivains universels… Le guide d’EnRoma, une entreprise qui organise diverses routes littéraires, nous explique que la ville peut être vue « avec le regard d’écrivains voyageant à leurs époques et avec leurs propres mots » ; « des écrivains de langue espagnole, des contemporains, des Latins de la Rome antique… ». Rome est plurielle : il y a la Rome de Dickens, les heures italiennes d’Henry James, ou encore le lyrisme qui fascina Rainer Maria Rilke.\n

Le voyageur ne doit pas quitter Rome avant d’avoir visité le Colisée ou la fontaine de Trevi, immortalisée par Anita Ekberg. La nouveauté, c’est qu’il pourra le faire dans un environnement rénové. L’amphithéâtre a été restauré pendant deux ans, les structures renforcées, la façade nettoyée et les espaces accessibles au public ont été augmentés de 25 %. Tout comme la Fontana qui, après des années de travaux, vient de se débarrasser de ses échafaudages. Enfin, les sculptures du XVIe siècle des Quattro Fontane ont également fait une cure de jouvence.\n

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Photo: Maurizio / shutterstock.com

Le parc Villa Gregoriana associe éléments naturels et artificiels, comme certaines cascades

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La ville aux mille trésors

Après l’ouverture des jardins pontificaux au public en 2014, c’est la résidence d’été du pape à Castel Gandolfo qui est devenue accessible aux visiteurs depuis septembre 2015. Quand le directeur des musées du Vatican, Antonio Paolucci, a annoncé la nouvelle, il a assuré que le pape François désirait partager « l’art resplendissant allié à la gloire de la nature ». Le parcours démarre dans les jardins Barberini, un lieu surnommé « le second Vatican », avec ses herbes aromatiques qui poussent à l’ombre d’une architecture soignée.

Hormis ces nouveautés, Rome est éternelle parce qu’elle offre de petits trésors au-delà du Vatican et du Panthéon d’Agrippa. Mettez votre main dans la Bocca della Verità (Bouche de la Vérité) de la basilique de Santa Maria in Cosmedin, puis arrêtez-vous devant le temple d’Ercole Vincitore. Il faut dépasser la dimension touristique, se laisser fasciner par l’église Sainte-Marie de la Victoire et la blancheur de l’extase de Sainte-Thérèse. Visitez les églises comme celle du Gesù ou la basilique Sainte-Marie-Majeure. Et visitez l’EUR, le quartier créé par Mussolini pour l’Exposition Universelle de Rome (qui fut annulée en raison de la Seconde Guerre mondiale). Promenez-vous à vélo dans la Villa Borghèse. Traversez l’amusant quartier du Trastevere. Sillonnez l’île Tibérine et rappelez-vous de ces mots de Stendhal : « Je ne vous demande point de me croire sur parole ; seulement, si jamais vous allez devers Rome, ouvrez les yeux. »\n

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L’amphithéâtre a été restauré pendant deux ans, les structures renforcées, la façade nettoyée et les espaces accessibles au public ont été augmentés de 25 %.

Photo: © Governatorato SCV – Direzione dei Musei

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Le parc du romantisme

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Tú y yo

Magazine

Toi et Moi

L’îlesans paparazzis

En 1958, Lord Glenconner acheta Moustique pour 45 000 livres. Cette somme, ou plus, est celle qu’il vous faudrait aujourd’hui avancer pour passer une semaine sur cette île privée.\n

Ne soyez pas étonné si vous rencontrez au Basil’s Bar le prince William d’Angleterre chantant Suspicious Minds d’Elvis Presley. Essayez au moins de dissimuler votre surprise ; ce sont des choses somme toute normales sur Moustique. La famille royale britannique, Mick Jagger et Robbie Williams font partie du cercle restreint de personnes que vous croiserez sur Moustique, la plus exclusive des 32 îles de Saint-Vincent-et-les-Grenadines.\n

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Pour la tranquillité de ses quelque 500 habitants et visiteurs et pour le plus grand malheur des paparazzis, Moustique est une zone d’exclusion aérienne. Mais ce n’est pas l’île des célébrités, comme on pourrait le penser, mais le lieu où ces dernières oublient pour un temps leur statut. Tommy Hilfiger y troque ainsi ses chaussures et son blazer pour des shorts et maillots.\n

Moustique est le lieu où les célébritésoublient pour un temps leur statut

L’île est gérée par l’entreprise Mustique qui réunit les propriétaires des résidences de la zone. Conçu par l’architecte suédois Arne Hasselqvist et le scénographe britannique Oliver Messel, ce projet exclusif vit le jour en 1958. Colin Tennan, troisième lord Glenconner, dont le trisaïeul inventa un processus de blanchissement qui révolutionnerait l’industrie du coton en Écosse, décrivit d’abord l’île comme« un cimetière mal entretenu ».\n

Que ce soit sur la plage, sur un yacht ou dans l’une de ses villas, Moustique offre à ses hôtes la possibilité de se dire « oui ».

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Le prix de la location d’une villa sur Moustique varie de 5 000 $ à 75 000 $ par semaine.

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Si son idée initiale fut de créer une plantation de coton, ses plans subirent quelques modifications. En 1960, il offrit une parcelle en cadeau de mariage à son amie la princesse Marguerite d’Angleterre ; cette dernière y construisit la villa Les Jolies Eaux. Les médias et l’aristocratie s’intéressèrent dès lors à cet archipel caribéen. L’île fut divisée en 120 parcelles qu’un groupe hétéroclite de membres de la haute société, d’artistes et de créateurs achetèrent. Du point de vue architectural, son hétérogénéité – châteaux de style français, riads marocains ou maisons d’inspiration balinaise – est un signe distinctif dans les Caraïbes.\n

Au rythme du blues

Le festival de blues de Moustique a lieu une fois par an, pendant la dernière semaine de janvier. Il s’agit de tout un événement pour les habitants de l’île qui se rendent au Basil’s Bar où des artistes locaux et internationaux se produisent. Les bénéfices de la vente du disque du festival vont à la fondation pour l’éducation Basil Charles.\n

Le transport sur l’île se réalise en voiturettes de golf.

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«Sur Moustique, tout est admis» professe l’entreprise. Car il existe peu de normes sur cette île où le client peut faire ce qu’il veut, à condition de ne pas perturber la paix extérieure.
Aujourd’hui, Moustique compte 89 villas privées et deux hôtels. Le plus connu est le Cotton House, une ancienne usine de coton reconvertie. Il dispose de 19 unités d’hébergement indépendantes. Le restaurant de l’hôtel, le Veranda Restaurant, propose les meilleurs fruits de mer et poissons frais de l’île ainsi que des sushis de coco.
Équitation au bord de la mer, match au club de tennis ou cours de yoga sur la plage à la pointe du jour sont quelques-unes des activités que l’on peut pratiquer sur Moustique.
Si vous vous sentez à l’étroit sur cette île de 5,7 km2, les îles voisines de Bequia, Canouan et l’archipel des Tobago Cays se trouvent à une promenade en bateau. Vous pourrez plonger avec les tortues et faire un pique-nique sur la plage sur laquelle Jack Sparrow fut abandonné par son équipage dans Pirates des Caraïbes.

Moustique est le lieu où le duc et la duchesse de Cambridge fuient les rigueurs de l’hiver anglais et oùPaul McCartney passa sa troisième lune de miel dans la maison de Mick Jagger. Mais Moustique reste avant tout un site paradoxal où les princesses, les rockstars et les milliardaires payent très cher le prix de la normalité.\n

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Famille nombreuse, famille heureuse…

Et les gens le savent sur Moustique. C’est pourquoi on trouve un éventail complet d’activités pour les enfants. Grâce aux séances de cinéma à la tombée de la nuit, aux cours de plongée ou de planche à voile, les parents pourront passer des vacances en famille en touteintimité.\n

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L’ancien moulin à sucre abrite un petit musée qui présente l’histoire de Moustique à travers des photographies et des plans

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Vacaciones

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Vacances

Les rêves mécaniques des Machines de l’île

Que se passerait-il si l’imagination de Jules Verne rencontrait le génie de Léonard de Vinci… Pour le savoir, embarquement immédiat pour Nantes sur Les Machines de l’île !\n

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ur les bords de la Loire, un impressionnant éléphant de 12 mètres de haut déambule au milieu d’une foule ébahie. Quel étonnant spectacle ! Fait d’acier et de bois, ce pachyderme de 48 tonnes s’avance majestueusement, en barrissant et en crachant de l’eau par la trompe. À son bord, une cinquantaine de touristes a embarqué pour un voyage inoubliable, digne des mondes fantastiques qui peuplaient l’imagination de Jules Verne.\n

Né à Nantes, l’auteur du Tour du monde en quatre-vingts jours avait déclaré : « Il viendra un moment où les créations de la science dépasseront celles de l’imagination ». Ses mots étaient prophétiques… Aujourd’hui, ce jour est arrivé avec les Machines de l’île, qui réalisent les rêves les plus fous des grands et des petits.\n

Plongez dans les fonds marins

Le Carrousel des Mondes Marins est un aquarium mécanique gardé par 16 pêcheurs originaires de tous les océans. Le parcours vous emmène des abysses jusqu’à la surface de la mer. Le visiteur peut interagir avec des créatures comme le calamar à rétropropulsion, le crabe géant ou le poisson-pirate.\n

Photo: Jean-Dominique Billaud/LVAN

Dans la Galerie, quand l’araignée est réveillée, elle peut accueillir 3 visiteurs.

Le Grand Éléphant est la mascotte de la ville. On le retrouve sur des cartes postales et des souvenirs. C’est aussi l’emblème de la compagnie de théâtre de rue « La Machine », et il fait partie du projet artistique Les Machines de l’île.
Les Machines de l’île sont installées sur un ancien site de chantiers navals, au cœur de l’île de Nantes, une île fluviale dans la ville. Aujourd’hui, le parc des chantiers abrite un univers enchanteur et poétique habité par d’étranges créatures oniriques qui forment un atypique parc d’attractions en plein air.
Pour découvrir le processus de création des machines, rendez-vous à L’Atelier. Depuis deux Terrasses qui offrent une vue imprenable sur le laboratoire, les visiteurs peuvent observer les artisans en pleine activité. Le public découvre ainsi comment ces sculptures fantastiques prennent vie grâce aux mécanismes qui composent leur squelette. C’est ici qu’ont été conçus le héron volant, la raie manta, le cheval-dragon, et plus récemment l’araignée géante.\n

Photo: Jean Dominique Billaud / LVAN

La branche prototype du futur Arbre aux Hérons mesure 20 mètres de long et sa structure d’acier pèse 20 tonnes.

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L’art au coin de la rue

Le festival Le Voyage à Nantes (1er juillet - 28 août) transforme la ville en un parcours culturel grâce à une trentaine d’installations culturelles réparties dans ses rues, places et jardins. Une ligne verte tracée sur le sol guide le visiteur.\n

Photo: ©Ltionel

En face de l’Atelier, bienvenue à la Galerie des Machines : c’est là où l’on teste les prototypes. Ce lieu d’exposition est conçu comme un espace interactif où le visiteur est plus qu’un simple spectateur : il est invité à participer et à prendre les commandes des créatures mécaniques. La Galerie abrite également le projet phare de la compagnie : L’Arbre aux Hérons. Encore en cours de développement, cet arbre en acier de 50 mètres de diamètre et de 35 mètres de haut, qui est constitué de branches et de passerelles, accueille deux hérons mécaniques. Il devrait venir s’installer dans le centre-ville une fois que sa viabilité sera confirmée. Pour l’instant, on peut grimper sur la branche prototype qui donne un avant-goût du projet.

Ce bestiaire fantastique est sorti tout droit de l’imagination de François Delarozière et Pierre Orefice. Ces deux inventeurs ont inventé un univers qui mêle tout à la fois les mondes inventés par Jules Verne, l’imaginaire mécanique de Léonard de Vinci, et l’histoire industrielle de la ville de Nantes. L’objectif de ces « architectures vivantes », comme aime à les décrire François Delarozière, est de « rêver les villes de demain et de transformer le regard que nous portons sur nos cités. » Cela peut sembler une chimère, mais c’est déjà ce que disait Jules Verne : « C’est en prêtant attention aux fous que l’on assiste aux grandes découvertes. »\n

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Photo: © Franck Tomps

Dans Carrousel des Mondes Marins, les visiteurs peuvent grimper sur le Crabe géant, le Poisson-pirate et le Bateau tempête et également les actionner. Crédit de l’image à la une Photo: ©Ltionel

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Le Grand Éléphant est la mascotte de la ville

Photo: Jean_Dominique Billaud Nantes

Le Carrousel des Mondes marins a reçu en 2014 l’award de « l’attraction la plus originale du monde » décerné par la THEA (Themed Entertainment Association).

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Fogo, une île arty au bout du monde

Dans les années 1990, Fogo vivait de la pêche. Malmenée par la crise, cette petite île canadienne joue désormais la carte arty pour attirer un nouveau public.\n

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éloigner du stress urbain pour se retrouver dans un refuge perdu, entre couloirs d’icebergs et falaises. Il existe beaucoup d’hommes, écrivait l’auteur américain Henry David Thoreau, « qui pêchent toute leur vie sans savoir que ce n’est pas le poisson qu’ils poursuivent ». Telle est la sensation du voyageur qui débarque sur l’île Fogo, sur la côte de Terre-Neuve, au Canada. Les habitants de ce territoire de quelque 230 km2, peuplé d’à peine 2 300 habitants, ont lancé des filets toute leur vie… Pendant longtemps, on était pêcheur de père en fils à Fogo. Aujourd’hui, le contexte a bien changé.

Pendant des décennies, Fogo connut un certain isolement, la station de réception sans fil Marconi étant l’unique moyen de rester en contact avec l’extérieur. De nos jours, certains lieux permettent de mieux comprendre le passé de l’île. Bâtie en 1816, la Bleak House, a été transformée en musée. Elle appartenait autrefois à la famille Slade, les négociants en poissons les plus puissants de Fogo au XIXe siècle.\n

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Photo: Alex Fradkin

L’architecture conjugue modernité et artisanat traditionnel.

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Photo: Alex Fradkin

Entre autres services, le Fogo Island Inn dispose d’un sauna sur son toit-terrasse.

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Principaux artistes résidents

Parmi les artistes résidents de Fogo, citons Yotaro Niwa, boursier du département d’art et culture japonais ; Hannah Rickards, qui a reçu le prix Max Mara ; Erika Balsom, professeur en études cinématographiques au King’s College de Londres ; le violoniste George Van Dam ; le photographe Edgar Leciejewski et le peintre Geoff Butler.\n

Les habitants de l’île sont les guides des hôtes de passage. Rassemblés sur un gisement de côte rocheuse face à l’Atlantique, ils ont abandonné la pêche pour vivre de la culture et du tourisme. Et le projet Fogo Island Arts, imaginé par la Fondation Shorefast, les a soutenus. En 2003, alors que la crise faisait rage, cet organisme a été le moteur de l’amélioration des conditions sociales, culturelles et économiques de l’île. Un programme de résidence artistique a ainsi été créé – il accueille une quinzaine d’artistes par an pendant une durée d’un à trois mois –, ainsi que quatre ateliers de travail. Fogo est désormais un lieu fréquenté par des cinéastes, des écrivains, des musiciens, des designers…

Zita Cobb, la cofondatrice de Shorefast, est née dans ce village qu’elle a quitté pour étudier la finance. À son retour, elle a tout misé sur le développement culturel de Fogo. Le pari était osé : Fogo allait faire le grand saut et passer de la commercialisation du poisson à celle de tableaux. L’idée était d’y développer un tourisme classique qui participe à la reprise économique, mais sans que l’île perde ses racines.\n

Photo: Alex Fradkin

Le Tower Studio, à Shoal Bay, est l’un des ateliers conçus pour les artistes

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La pierre angulaire de cette métamorphose est l’hôtel Fogo Island Inn, avec ses 29 chambres, une salle de conférences, une bibliothèque, une galerie et un cinéma. « C’est un joyau architectural qui résume à lui seul toutes les merveilles de l’île. Il raconte notre histoire ; celle de ce lieu et celle de ses habitants », explique Zita Cobb. Un établissement de luxe 5 étoiles qui fait vivre une grande partie des familles du village.

L’hôtel a été imaginé par l’architecte Todd Saunders. Un projet écologique et durable, qui implique également les habitants de l’île. À l’image des 200 couvre-lits des chambres, qui ont été cousus à la main par les femmes de Fogo, ou encore des meubles fabriqués par des artisans locaux. Ici, c’est aussi le lieu idéal pour observer la nature dans toute sa splendeur. Par exemple, à travers les grandes baies vitrées de l’hôtel, on peut observer les baleines (avec des jumelles).

Dans les environs, il existe d’autres possibilités d’hébergement comme le Landwash Lodging, une petite maison, transmise d’une génération à l’autre, située en face de la plage. Les repas peuvent être pris au Nicole’s Cafe. Ils sentent bon la mer, notamment la morue, et allient tradition et gastronomie moderne.

Bien qu’elle se tourne vers l’art, l’île de Fogo reste un village de pêcheurs. Ses habitants savent qu’ils ne poursuivent plus les poissons et ce n’est plus la mer qui les nourrit, mais la culture.\n

Les expositions organisées à Fogo sont accompagnées de nombreux événements : tournages de films, organisation de tables rondes avec débats entre critiques et artistes… En août, le Brimstone Head Folk Festival soutient la musique et les danses locales.\n

Philosopher sur la vie

Les habitants de l’île sont les guides des hôtes de passage.

Photo: Alex Fradkin

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Photo: Alex Fradkin

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Photo: Alex Fradkin

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Photo: Alex Fradkin

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Photo: Alex Fradkin

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Photo: Alex Fradkin

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Photo: Alex Fradkin

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Top 6A

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TOP 6A

Dormir dans les nuages

Avec vue sur l'Everest ou aux pieds d'un volcan. Dans cette sélection de certains des hôtels les plus hauts du monde, vous croirez rêver en regardant par la fenêtre.

Yeti Mountain Home Kongde (Kathmandu, Nepal)

Avec l'acclimatation, vous aurez besoin de six jours pour atteindre ce petit hôtel de Katmandou (Népal). La récompense ? Dormir avec une vue sur certains des plus hauts sommets du monde : Everest, Lhotse, Makalu, Cho-Oyo, Gyachung Kang et Ama Dablam. À 4 250 mètres d'altitude, il dispose de 15 chambres, toutes construites en bois.

Hotel Everest View (Solukhumbu, Nepal)

À 3 962 mètres d'altitude, son nom résume tout : Hôtel Everest View. Situé dans le Parc National du Népal, il offre une vue à 360° de tous les sommets des environs, y compris sur l'Everest. De fait, toutes les chambres ont une vue sur le sommet le plus élevé du monde. Il n'y a pas de meilleur prix, si vous parvenez jusque là.

Palais de Sel (Uyuni, Bolivie)

Le salar d'Uyuni, à 3 660 mètres au dessus du niveau de la mer, est visible depuis l'espace. C'est sur sa rive que se trouve le premier hôtel du monde construit avec des blocs de sel. Avec une superficie de 12 000 m 2, ses 30 chambres en forme d'iglou respectent ce paysage blanc.

Hacienda el Porvenir (Valle del Pedergal, Équateur)

Entouré par quatre volcans (parmi eux, le Cotopaxi) et à 3 500 mètres d'altitude, la Hacienda El Porvenir est l'un des hébergements les plus pittoresques des Andes Centrales de l'Équateur. Elle se trouve à seulement 50 kilomètres de Quito et c'est votre destination si vous aimez les voyages d'aventure. Vous pourrez faire des randonnées, des circuits à vélo, des promenades à cheval...

Grawand (Senales, Italie)

C'est dans les Alpes italiens que se trouve l'hôtel le plus haut d'Europe. Situé sur le glacier Val Senales (à 3 212 mètres), et accessible uniquement en téléphérique durant les mois les plus froids. De décembre à mars, des excursions de ski de nuit sont organisées, qui se terminent avec un dîner sur le glacier.

Kulmhotel Gornergrat (Zermatt, Suisse)

C'est le dernier hôtel de cette sélection, mais ses 3 100 mètres méritent bien une visite. Entouré de plusieurs "quatre mille", c'est l'un des meilleurs sites des Alpes pour contempler les étoiles. Construit à coté d'un observatoire, il se trouve à Zermatt, l'une des stations de ski les plus prestigieuses de Suisse.

Photo: ©Yeti Mountain Home

Photo: ©Hotel Everest View

Photo: Palacio de la Sal

Photo: Hacienda El Porvenir / Tierra del Volcán

Photo: Glacier Hotel Grawand Schnalstal (Photo Athesia Tappeiner)

Photo: Kulmhotel Gornergrat

Bien entouré

"Moi, j'ai dormi sur l'Everest"

Iglous salés

Sur les versants du volcan

Au sommet de l'Europe

Avec vue sur la Voie Lactée

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Travelfancy

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Photo: Virgin Galactic

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VSS Unity, décollage pour l’espace

C’est le scientifique Stephen Hawking himself qui a donné son nom au vaisseau spatial qui va emmener six voyageurs chanceux dans les étoiles. VSS Unity, créé par Virgin Galactic, a été présenté à l’aéroport et port spatial de Mojave, en Californie en février dernier. Demain, il sera bientôt possible de se rendre dans l’espace aussi facilement que l’on va à Rome ou à New York. Bienvenue dans le futur !\n

Photo: Tella Balls Dessert Bar

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Il faut succomber à la gourmandise

Si vous êtes accro au Nutella, votre paradis existe ! Aki Daikos et Simon Kapatos avaient déjà fait fureur dans le monde entier grâce à leur Tella Balls, un milk-shake au Nutella, surmonté d’un donut fourré au… Nutella ! Aujourd’hui, le Tella Balls a son royaume avec l’ouverture à Sydney du Tella Balls Dessert Bar. Au menu, plein de desserts tous plus tentants les uns que les autres.
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Photo: The Floating Sea Horse

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Investissez dans une maison flottante

Habiter sous la mer dans une maison flottante, c’est désormais possible à Dubaï ! C’est l’entreprise The Floating Seahorse qui a conçu ces logements de rêve. Ici, pas de problème d’espace : chaque villa offre 370 m2, répartis sur trois niveaux. Et parce que les poissons sont les meilleurs voisins qui soient, la salle de bains et la chambre ont été construites sous l’eau.
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Photo: Hotel Daniel Vienna

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Chic, une nuit en caravane !

Vous aimeriez bien dormir dans une caravane sans renoncer au confort d’un hôtel ? Rendez-vous à l’hôtel Daniel à Vienne. Il abrite dans son jardin un mobile home datant 1952 avec télévision, baignoire, air conditionné et Wifi. 16 m2 de smart luxury.\n

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Le train suspendu

La ville de Wuppertal (Allemagne) possède le plus ancien monorail du monde. Inauguré en 1901 par l’empereur allemand Guillaume II, le train ne circule pas sur des voies, mais est suspendu à douze mètres de haut. Le « dragon d’acier » effectue la majorité de son parcours sur la rivière Wupper et transporte 25 millions de passagers par an.\n

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La proposition de la marque surf pour cet été est l’imprimé Tie and Dye. Au programme, des tissus légers à séchage rapide avec des designs inspirés par les plages brésiliennes et un esprit très surf.\n

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Vous souhaitez revivre vos vacances comme si vous étiez ? Les caméras embarquées vous facilitent de plus en plus la tâche. Ce modèle avec un capteur d’image Panasonic possède un Wi-Fi intégré et enregistre pendant 60 minutes en Full HD avec un angle à 170°.\n

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